Les poutres utilisées pour la réalisation des piliers de la nef et des bas-côtés sont de longueurs inégales, car on ne disposait plus de troncs de chênes assez longs pour les construire. Aussi, certains ont une assise en pierre, plus ou moins haute et d’autres, aucune.
Les travées du chœur, reprises au xixe siècle, sont de qualité assez médiocre et le toit qui les couronne est surélevé par rapport à celui des parties anciennes.
L’église est partiellement recouverte de bardeaux en bois de châtaignier, que l’on nomme dialectalement « essentes » et qui constituent donc un « essentage ».
Le porche « néo-normand » a été construit sur le modèle de ceux des églises rurales de Normandie au début du xxe siècle et remplace un portail monumental en style néo-classique construit au siècle précédent et que l’on peut voir représenté sur certaines toiles de Jongkind ou de Boudin. Le portail sud quant à lui, est de style Renaissance.
À noter l’orgue classique provenant de la paroisse Saint-Vincent de Rouen et le balcon Renaissance orné de personnages musiciens. Des vitraux du xixe siècle décorent les fenêtres du chœur à l’est.